Julie / Esther Claire, une amitié Franco-Camerounaise

Publié le : , par  Betremieux

Je me prénomme Julie [1] et un jour de mai 2008, j’ai répondu à une annonce parue dans le magazine Déclic "le magazine des personnes handicapées et de leur famille".
C’était une demande de correspondance d’Esther Claire, jeune camerounaise de 29 ans atrophiée de la jambe droite.

Depuis cette date j’ai échangé avec Esther Claire, à raison de 2 à 4 courriels mensuels durant 2 ans. Maintenant, avec l’aggravation de son état de santé il n’est plus possible pour elle de se rendre régulièrement au Cyber Café, on utilise donc le courrier postal ou plus rarement le téléphone.

Cela m’a fait connaître les conditions de vie des personnes en situation de handicap au Cameroun.
Ayant fait des recherches sur le système de protection sociale d’Esther Claire je me suis aperçue qu’il existe une allocation pour les femmes enceintes, pour les enfants, pour les personnes devenues handicapées à la suite d’un accident du travail mais aucune aide financière pour les personnes handicapées de naissance.
Ce qui est le cas de mon amie, elle n’a donc pas de possibilités d’accès gratuit aux soins, une séance de kinésithérapie coûtant 10 euros.

Depuis 4 ans, elle suit des études en lycée général car son diplôme de secrétariat ne lui permet pas de trouver un emploi. Malheureusement, depuis la rentrée de septembre 2012, elle a été contrainte de mettre fin à sa scolarité car, avec ses cinq sœurs, elles sont à la charge de la famille de sa cousine. La solidarité familiale est très importante au Cameroun. Elle permet aux personnes sans ressources de survivre, tous les services publics demandant une contrepartie financière.

Merci d’avoir lu jusque là, ce témoignage d’une rencontre virtuelle entre deux femmes bien vivantes. A suivre ?

[122 ans, je suis infirme moteur cérébral, vivant à l’institut du MAI à Chinon.

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